partager avec joie

Méditation

Le jeudi 4 mars 2010

2ème semaine de carême

Jésus disait cette parabole : « Il y avait un homme riche, qui portait des vêtements de luxe et faisait chaque jour des festins somptueux.
Un pauvre, nommé Lazare, était couché devant le portail, couvert de plaies. Il aurait bien voulu se rassasier de ce qui tombait de la table du riche ; mais c’étaient plutôt les chiens qui venaient lécher ses plaies.
Or le pauvre mourut, et les anges l’emportèrent auprès d’Abraham. Le riche mourut aussi, et on l’enterra.
Au séjour des morts, il était en proie à la torture ; il leva les yeux et vit de loin Abraham avec Lazare tout près de lui.
Alors il cria : ‘Abraham, mon père, prends pitié de moi et envoie Lazare tremper dans l’eau le bout de son doigt pour me rafraîchir la langue, car je souffre terriblement dans cette fournaise.
– Mon enfant, répondit Abraham, rappelle-toi : Tu as reçu le bonheur pendant ta vie, et Lazare, le malheur. Maintenant il trouve ici la consolation, et toi, c’est ton tour de souffrir.
De plus, un grand abîme a été mis entre vous et nous, pour que ceux qui voudraient aller vers vous ne le puissent pas, et que, de là-bas non plus, on ne vienne pas vers nous.’
Le riche répliqua : ‘Eh bien ! père, je te prie d’envoyer Lazare dans la maison de mon père.
J’ai cinq frères : qu’il les avertisse pour qu’ils ne viennent pas, eux aussi, dans ce lieu de torture !’
Abraham lui dit : ‘Ils ont Moïse et les Prophètes : qu’ils les écoutent !
– Non, père Abraham, dit le riche, mais si quelqu’un de chez les morts vient les trouver, ils se convertiront.’
Abraham répondit : ‘S’ils n’écoutent pas Moïse ni les Prophètes, quelqu’un pourra bien ressusciter d’entre les morts : ils ne seront pas convaincus.’ » (Luc 16, 19 – 31)

Lazare est nommé mais pas l’homme riche comme pour nous dire que ce Lazare est bien quelqu’un de précis, qui a un nom, une identité alors que l’homme riche pourrait être tout le monde, il suffit d’avoir une richesse quelle qu’elle soit. Or nous sommes tous riche de quelque chose, il n’y a pas seulement l’argent qui rend riche, je peux être riche de mes relations, de ma culture, de mon éducation, de ce que je sais faire… Nous sommes ainsi tous concerné par cette parabole. Si la liturgie nous la donne aujourd’hui c’est bien que nous avons à l’entendre, la comprendre et entrer dans un chemin de conversion grâce au Christ.

Jésus accueille avec beaucoup de miséricorde les pauvres et les pécheurs, mais il est vraiment sévère avec ceux qui se croient arrivés, qui ne réalisent pas qu’ils ont besoin de conversion. Le péché révélé dans cet évangile est un péché d’omission. Souvent, ce n’est pas le péché qui provoque le plus de repentance en nous, à la différence des péchés qui touchent la sexualité, ou bien le fait d’agresser les autres par nos colères… Ces péchés d’omissions peuvent ne pas trop paraitre dans ce qui nous nous pousse à demander au Seigneur son Esprit Saint pour nous convertir.

Ce homme riche n’a pas fait de mal, il n’a pas agressé cet homme, il vit peut-être simplement et honnêtement du fruit de son travail ? Et peut-être vas t-il dire au Seigneur : « Seigneur je n’ai rien fait de mal », et le Seigneur lui répond, « c’est normal tu n’a rien fait ! ».

Alors si le péché ce n’est pas seulement faire le mal, mais aussi ne pas faire le bien que nous pouvons, et bien nous nous ne sommes pas arrivé !

Jésus ne dis pas cela pour nous culpabiliser, mais pour nous réveiller, réveiller en nous cette personne qui dort et qui ne vois pas autour de lui, qui vit dans son univers un peu comme anesthésié par sa richesse ou ses richesses. Lui le pauvre reste éveillé par son manque, car il est toujours à attendre d’un autre, du Tout Autre, de celui qui est la source de tout.

Laissons aujourd’hui le Christ nous réveiller dans tous ces lieux où je suis satisfait de moi-même, sans être dans l’action de grâce, sans savoir ouvrir les yeux sur ceux qui attendent de moi, qui attendent que je partage les innombrables trésors que Dieu me donne.

Je crois vraiment que Dieu nous donne ce qu’il faut, peut-être pas de manière individuelle, mais au moins de manière collective. A travers la terre que nous pouvons faire fructifier et les dons qu’il nous donne à chacun. Pourquoi faut-il des malheurs comme les évènements d’Haïti, du Chili et aussi dans une moindre mesure la tempête sur les cotes française pour nous réveiller et voir tout à coup que nous sommes là les uns à coté des autres et qu’il y a de la joie à partager. Le témoignage de ceux qui donnent est unanime, ils reçoivent souvent plus que ce qu’ils ont partagé.

Apprenons la joie du partage, car Dieu aime celui qui donne avec joie.

Nous ne pourrons pas donner avec joie si nous donnons pas parce que c’est bien de donner, parce que j’obéis aux commandements,  ou seulement pour nous donner bonne conscience.

Mais si en regardant l’autre je vois celui qui est comme moi, ma propre chair, mon frère, ma sœur en humanité, qui me regarde aussi comme un frère et une sœur prêt à risquer le manque avec lui, prêt a avancer sur le chemin d’une vrai fraternité.

il est long le chemin de l’ouverture, qui nous sort du monde restreint du sein maternel, de notre famille, de nos amis, de notre petit monde pour devenir peu un peu un frère, une sœur universel qui voit en chacun sa famille parce que Dieu nous aime et nous donne à tous la vie.

Alors partageons ce que nous avons, que ce soit des biens, du temps, une attentions fraternelle, un sourire, une aide concrète pour trouver un chemin de justice et de paix… et notre joie grandira, parce que notre famille grandira. La famille du ciel elle se construit déjà sur la terre.

Merci à chacun et chacune

Jean Michel Bernier

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3 Réponses to “partager avec joie”

  1. BEAUDET monique Says:

    c’et magnifiquement bien dit merci

  2. Ghislaine TERRIER Says:

    Bonsoir Jean Michel,

    Un petit « clin Dieu » en cette fin de journée. Merci encore de toutes tes paroles qui me font prendre conscience des richesses que je n’avais peut être pas considérées comme telles et qui font que je me sens totalement concernée. Un chemin de conversion à prendre avec le Seigneur et en comptant sur sa Grâce pour me faire petite et pauvre, consciente que tout vient de Lui et pour vraiment partager dans la la joie ce que j’ai reçu.

    Je reste en communion de prière avec toi, avec chacun.

    Bien fraternellement,

    Ghislaine

  3. joanna louis Says:

    salut jean michel,
    cette meditation me touche vraiment surtout en ce moment ou mon couple est en balance,je me tourne vers dieu pou lui demande sans cesse qu’ai fait de mal pour que tout ceux que je donne tombe dans un puit sans fond.
    je me suis toujours battu pour que mon couple reste solide mais la j’en peux plus,parceque depuis kelke annees je me rends compte que je me bats seule,malgre la grace que m’accorde notre seigneur,j’ai epuise toutes mes ressource et j’ai meme plus envie de continuer.
    je te remercie pour ses paroles ki me reconforte dans ma peine.

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