Dépendre de Dieu

Méditation

Le jeudi 18 mars 2010

4ème semaine de carême


Jésus disait aux Juifs : « Si je me rendais ce témoignage à moi-même, mon témoignage ne serait pas vrai ; il y a quelqu’un d’autre qui me rend témoignage, et je sais que le témoignage qu’il me rend est vrai.
Vous avez envoyé une délégation auprès de Jean Baptiste, et il a rendu témoignage à la vérité.
Moi, je n’ai pas à recevoir le témoignage d’un homme, mais je parle ainsi pour que vous soyez sauvés.
Jean était la lampe qui brûle et qui éclaire, et vous avez accepté de vous réjouir un moment à sa lumière.
Mais j’ai pour moi un témoignage plus grand que celui de Jean : ce sont les oeuvres que le Père m’a données à accomplir ; ces oeuvres, je les fais, et elles témoignent que le Père m’a envoyé.
Et le Père qui m’a envoyé, c’est lui qui m’a rendu témoignage. Vous n’avez jamais écouté sa voix, vous n’avez jamais vu sa face, et sa parole ne demeure pas en vous, puisque vous ne croyez pas en moi, l’envoyé du Père.
Vous scrutez les Écritures parce que vous pensez trouver en elles la vie éternelle ; or, ce sont elles qui me rendent témoignage, et vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie !
La gloire, je ne la reçois pas des hommes ; d’ailleurs je vous connais : vous n’avez pas en vous l’amour de Dieu.
Moi, je suis venu au nom de mon Père, et vous ne me recevez pas ; si un autre vient en son propre nom, celui-là, vous le recevrez !
Comment pourriez-vous croire, vous qui recevez votre gloire les uns des autres, et qui ne cherchez pas la gloire qui vient du Dieu unique !
Ne pensez pas que c’est moi qui vous accuserai devant le Père. Votre accusateur, c’est Moïse, en qui vous avez mis votre espérance.
Si vous croyiez en Moïse, vous croiriez aussi en moi, car c’est de moi qu’il a parlé dans l’Écriture.
Mais si vous ne croyez pas ce qu’il a écrit, comment croirez-vous ce que je dis ? »  (Jean 5, 31 – 4)

Nous ne pouvons pas nous rendre témoignage à nous-même, nous ne pouvons pas prétendre faire mieux que Jésus !

Nous serons toujours surpris par l’humilité de Jésus, par l’humilité de notre Dieu. Il se reçoit entièrement du Père, et nous apprend à nous recevoir d’un autre, de Dieu lui-même et à nous recevoir des autres… car Dieu est si humble, qu’il choisi d’avoir besoin de nous. La plus granede humilité n’est pas d’avoir besoin des autres car parfois nous sommes obligé de dépendre des autres, mais la plus grande humilit c’est de choisir d’avoir besoin des autres alors que nous pourrions nous en passer !

Dans l’incarnation, nous découvrons à l’extrême, l’humilité de Dieu qui choisi de se faire petit, qui choisi d’avoir besoin de Mzrie et de Joseph pour accèder à une vie d’homme…

Dans cet évangile nous voyons encore l’humilité de notre Dieu, nous découvrons  de quelle manière il attend le témoignage d’un aute… :

  • Le témoignage de Jean le Baptiste. Jésus n’a pas besoin de ce témoignage, mais il passe par cette parole d’homme pour se faire reconnaitre…
  • Le témoignage des oeuvres que Jésus fait comme manifestation de l’oeuvre du Père. Ces oeuvres sont le signe du travail de Dieu dans la vie concrète des hommes et des femmes de son temps. Dieu agit, il montre ainsi sa présence vivante par les signes qu’il opère. C’est l’incarnation d’une Parole efficace, une Parole qui agit concrètement.
  • Le témoignage de l’écriture (cette parole qui est toute entière Parole de Dieu et toute entière parole d’homme). Dieu parle à travers l’expérience que des hommes et des femmes ont fait de l’amour de Dieu… Ces expériences d’alliance que l’église reconnait comme Parole de Dieu.

La gloire Jésus ne la reçoit pas des hommes, mais de Dieu seul, de son Père.

Il accuse ses interlocuteurs de recevoir leur gloire les uns des autres… : « Comment pourriez-vous croire, vous qui recevez votre gloire les uns des autres, et qui ne cherchez pas la gloire qui vient du Dieu unique ! »

Sommes nous de ceux là ? Est ce que ma gloire je ne la reçois que de Dieu ou bien des autres ? C’est si facile de rechercher la gloire qui vient des autres. Nous faisons tant de choses par rapport au regard des autres, par rapport à ce qu’ils pensent, ou ce qu’il peuvent penser ou bien ce qu’ils pourraient penser…

Nous manquons de liberté pour nous situer seulement sous le regard de Dieu, et recevoir la gloire de lui seul.

Si nous sommes libre nous apprendrons à rendre les autres libres.

Merci

Jean Michel Bernier

Une Réponse to “Dépendre de Dieu”

  1. christiane Says:

    Aujourd’hui à notre chapelet hebdomadaire, nous parlions de notre méconnaissance du Père..Comment nous y sommes arrivés…c’est en réfléchissant sur les paroles du Notre Père !!!! Pourtant quelle joie et quelle assurance de se savoir autant aimés et pris en charge par un Dieu aimant et attentif !!! Souvent nous nous arrêtons à Jésus sans comprendre qu’Il est venu nous révéler le Père qui Lui rend gloire et à qui Il ne cesse de rendre gloire!! Merci de nous le rappeler!
    Christiane

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