A César, rendez ce qui est à César, et à Dieu, ce qui est à Dieu

Méditation

Le mardi 1er juin 2010

9ème semaine du temps ordinaire


On envoya à Jésus des pharisiens et des hérodiens pour le prendre au piège en le faisant parler,
et ceux-ci viennent lui dire : « Maître, nous le savons : tu es toujours vrai ; tu ne te laisses influencer par personne, car tu ne fais pas de différence entre les gens, mais tu enseignes le vrai chemin de Dieu. Est-il permis, oui ou non, de payer l’impôt à l’empereur ? Devons-nous payer, oui ou non ? »
Mais lui, sachant leur hypocrisie, leur dit : « Pourquoi voulez-vous me mettre à l’épreuve ? Faites-moi voir une pièce d’argent. »
Ils le firent, et Jésus leur dit : « Cette effigie et cette légende, de qui sont-elles ? ¦ De l’empereur César », répondent-ils.
Jésus leur dit : « A César, rendez ce qui est à César, et à Dieu, ce qui est à Dieu. » Et ils étaient remplis d’étonnement à son sujet.  (Marc 12, 13 – 17)

On veut mettre Jésus à l’épreuve.

Ceux qui présentent une pièce d’argent à Jésus sur sa demande, ont sur eux une pièce à l’effigie de César. Ils demandent si il doivent payer l’impôt, tout en utilisant cet argent dans la vie courante.

Nous connaissons bien la réponse de Jésus : « A César, rendez ce qui est à César, et à Dieu, ce qui est à Dieu. ».

La réponse de Jésus va plus loin que la question des pharisiens et des hérodiens. Il ne dit pas si il faut payer l’impôt, mais il leur dit : « A César, rendez ce qui est à César… » ! Que ceux qui utilisent l’argent de César aillent jusqu’au bout et participent à l’échange qu’ils ont déjà commencé avec César ; mais aussi qu’ils aillent jusqu’au bout de l’échange qui est commencé avec Dieu, car « …et à Dieu, ce qui est à Dieu. »

Dans toute alliance, il y a réciprocité. Je reçois et je donne. C’est ce que l’on dit dans le mariage à propos de nous même, « je me donne à toi et je te reçois ». Dans un contrat aussi, il y a réciprocité, nous nous engageons à échanger des biens, du temps, un travail…

Dieu s’est engagé le premier avec nous, et bien allons jusqu’au bout avec lui, car si je dois reconnaitre ma dette au niveau des autres, de toute l’humanité qui me permet d’avoir ce que j’ai  (Aujourd’hui c’est encore plus vrai qu’a l’époque  de Jésus, car ce que nous avons ce que nous portons, vient du monde entier…) il faut vraiment reconnaitre que tout vient de Dieu.

Rendre grâce, c’est bien rendre à Dieu ce qui est à Dieu et reconnaitre que tout vient de lui. Cela m’amène à  reconnaitre une vérité fondamentale dans l’éthique chrétienne : « la destination universelle des biens ». Je peux en vérité avoir des biens, c’est bon et une bonne manière de prendre soin d’une part des trésors de l’humanité, mais je dois aussi réaliser que je n’en suis que le gérant, car tout me vient du Seigneur qui fait toute chose, et que tous ont droit à une part de ce trésor.

La question n’est pas tant d’avoir ou de ne pas avoir, mais d’être libre pour partager ce que j’ai reçu et gagné par mon travail !

Les biens que j’ai sont multiples, ils peuvent être matériel, une connaissance, un don, mon temps…

« A César, rendez ce qui est à César, et à Dieu, ce qui est à Dieu. ».

Merci

Jean Michel

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