6ème semaine – passer de la mort à la vie

avril 12, 2014

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Vidéo de la 6ème semaine :

Quelques exercices pour la semaines :

Durant la Semaine Sainte il est possible de prier dans un premier temps avec le texte du
lavement des pieds en Jean 13, 1 – 17

Avant la fête de la Pâque, sachant que l’heure était venue pour lui de passer de ce monde à son Père, Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’au bout.
Au cours du repas, alors que le diable a déjà mis dans le cœur de Judas, fils de Simon l’Iscariote, l’intention de le livrer,  Jésus, sachant que le Père a tout remis entre ses mains, qu’il est sorti de Dieu et qu’il s’en va vers Dieu, se lève de table, dépose son vêtement, et prend un linge qu’il se noue à la ceinture ; puis il verse de l’eau dans un bassin. Alors il se mit à laver les pieds des disciples et à les essuyer avec le linge qu’il avait à la ceinture. Il arrive donc à Simon-Pierre, qui lui dit : « C’est toi, Seigneur, qui me laves les pieds ? » Jésus lui répondit : « Ce que je veux faire, tu ne le sais pas maintenant ; plus tard tu comprendras. » Pierre lui dit : « Tu ne me laveras pas les pieds ; non, jamais ! » Jésus lui répondit : « Si je ne te lave pas, tu n’auras pas de part avec moi. » Simon-Pierre lui dit : « Alors, Seigneur, pas seulement les pieds, mais aussi les mains et la tête ! » Jésus lui dit : « Quand on vient de prendre un bain, on n’a pas besoin de se laver, sinon les pieds : on est pur tout entier. Vous-mêmes, vous êtes purs, mais non pas tous. » Il savait bien qui allait le livrer ; et c’est pourquoi il disait : « Vous n’êtes pas tous purs. » 

Quand il leur eut lavé les pieds, il reprit son vêtement, se remit à table et leur dit : « Comprenez-vous ce que je viens de faire pour vous ? Vous m’appelez “Maître” et “Seigneur”, et vous avez raison, car vraiment je le suis. Si donc moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi, vous devez vous laver les pieds les uns aux autres.
C’est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez, vous aussi, comme j’ai fait pour vous.
Amen, amen, je vous le dis : un serviteur n’est pas plus grand que son maître, ni un envoyé plus grand que celui qui l’envoie.
Sachant cela, heureux êtes-vous, si vous le faites.

Quand nous lisons ou entendons ce texte, nous pensons souvent au service et à l’humilité.
Il est vrai qu’il faut beaucoup d’humilité pour se faire tout petit et serviteur des autres.
C’est le moment où Jésus va passer de la mort à la Vie à travers la passion et la résurrection.
Les pieds nous servent à passer d’un lieu à l’autre. Cette image forte de Jésus saisissant les
pieds de ses disciples nous indique qu’il veut les faire passer avec Lui de la passion à la
résurrection.
Il ne veut donc pas passer seul, comme pour les disciples, Il désire nous faire traverser nos
morts pour nous entrainer vers la Vie.
Pour St Jean le texte du lavement des pieds est à la place de ce que l’on appelle « l’institution
de l’eucharistie » (la messe), c’est une manière de dire autrement le mystère de la Pâque
(passage).
Si à notre tour nous passons de la mort à la Vie avec le Christ nous entrainerons nos frères et
sœurs sur le Chemin de la Vie.
Contemplons le Christ qui prend soin de ses disciples, de nous…

Pour la suite nous pouvons méditer les textes de la Passion et de la résurrection qui seront lus
durant cette Semaine Sainte. (Vous les trouverez à la fin des évangiles si vous avez une bible
ou bien sur internet).

En cette fin de carême nous pouvons demander la « grâce de découvrir les sentiments qui sont dans le cœur du Christ. »

La retraite en ligne se termine, mais la relation avec le Seigneur continue, aussi il est bon de s’arrêter durant la journée pour prier.

Certain(e)s pourrons prendre du temps pour vivre une retraite hors des occupations du monde dans un monastère ou un lieu de retraite spirituelle afin d’écouter la Parole de Dieu. Cela porte beaucoup de fruit.

En Savoie :

L’Abbaye de Tamié : http://www.abbaye-tamie.com/

L’Abbaye Notre Dame de la Rochette: http://www.monastic-euro.org/index.php?option=com_monastic&view=monastere&task=detail&idp=155

L’Abbaye d’Hautecombe (surtout durant l’été)

Pour les jeunes: http://welcometoparadise.chemin-neuf.fr/

Pour les couples : http://www.chemin-neuf.fr/cana-couples-familles-fr/cana-couples-et-familles

Le Foyer de Charité: http://foyertarentaise.foyer.fr/

Centre spirituel Notre Dame de Myans : http://sanctuaire-myans.dioceses-savoie.org/

Bref beaucoup de lieux en Savoie sans compter d’autres lieux assez proches comme Chalais, St Hugues de Biviers… pour se mettre sous le regard de Dieu et retrouver notre vocation profonde d’enfant de Dieu.

Bonne montée vers Pâques.

Jean Michel

PS : Si vous avez des questions, vous pouvez les écrire à cette adresse mail : retraitejmb@gmail.com que je suis seul à consulter, c’est donc confidentiel ! Je ne pourrai pas répondre à chacun, mais si certaines questions reviennent, il est possible que je fasse une vidéo supplémentaire en guise de réponse à tous.

J’ai également un blog sur lequel vous pouvez déposer des remarques au sujet de cette retraite : https://prierlaparole.wordpress.com/

Toute remarque est bienvenue car il faut penser à la suite. Il est donc possible d’y laisser un commentaire mentionnant ce qui aide, ce qui est bon mais aussi ce qui est à améliorer ou même à changer. Là aussi tout  ne sera pas publié, mais certaines choses peuvent édifier comme par exemple de brefs petits témoignages

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5ème semaine – Accueillir la miséricorde de Dieu

avril 7, 2014

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Vidéo de la 5ème semaine

Exercice 1, 2, 3 Les 2 fils Luc 15, 11 – 32 Jésus dit encore : « Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père : “Père, donne-moi la part de fortune qui me revient.” Et le père leur partagea ses biens. Peu de jours après, le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait, et partit pour un pays lointain où il dilapida sa fortune en menant une vie de désordre. Il avait tout dépensé, quand une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin. Il alla s’engager auprès d’un habitant de ce pays, qui l’envoya dans ses champs garder les porcs. Il aurait bien voulu se remplir le ventre avec les gousses que mangeaient les porcs, mais personne ne lui donnait rien. Alors il rentra en lui-même et se dit : “Combien d’ouvriers de mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim ! Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. Traite-moi comme l’un de tes ouvriers.” Il se leva et s’en alla vers son père. Comme il était encore loin, son père l’aperçut et fut saisi de compassion ; il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers. Le fils lui dit : “Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.” Mais le père dit à ses serviteurs : “Vite, apportez le plus beau vêtement pour l’habiller, mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds, allez chercher le veau gras, tuez-le, mangeons et festoyons, car mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé.” Et ils commencèrent à festoyer. Or le fils aîné était aux champs. Quand il revint et fut près de la maison, il entendit la musique et les danses. Appelant un des serviteurs, il s’informa de ce qui se passait. Celui-ci répondit : “Ton frère est arrivé, et ton père a tué le veau gras, parce qu’il a retrouvé ton frère en bonne santé.” Alors le fils aîné se mit en colère, et il refusait d’entrer. Son père sortit le supplier. Mais il répliqua à son père : “Il y a tant d’années que je suis à ton service sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour festoyer avec mes amis. Mais, quand ton fils que voilà est revenu après avoir dévoré ton bien avec des prostituées, tu as fait tuer pour lui le veau gras !” Le père répondit : “Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi. Il fallait festoyer et se réjouir ; car ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé !” » Je peux dans un premier exercice méditer et prier avec le fils cadet qui demande son héritage et qui part loin du père. « Dieu ne demande pas ce que nous fûmes, il n’est touché que de ce que nous sommes » père Lataste Quelle violence à travers cette séparation radicale. Demander son héritage, c’est considérer le père comme mort ou bien lui dire que je suis mort pour lui. On peut aussi voir comment l’épreuve le fait entrer en lui-même.. il revient vers son père car il a faim. Voir le père qui l’attend ; le pardon précède notre démarche vers le Seigneur. La plus grande souffrance de Dieu, ce n’est pas nos fautes mais le fait que nous soyons loin de Lui et que nous ne croyons pas en son pardon. Dans un second exercice, je peux voir le fils aîné qui revient des champs et refuse de rentrer à la maison. Il fait souffrir son Père car même s’il est proche et dans la maison, il ne se considère pas comme un fils mais comme un serviteur. Le père sort pour le fils aîné comme il est sorti pour le fils cadet, c’est toujours lui qui fait le premier pas. Je peux demander la grâce de voir ce qui est dur et fermé en moi, tout ce qui me fait penser que je n’ai rien à recevoir, tout ce qui m’empêche d’accueillir ce que j’ai et ce que je suis comme un don. Car peut-être que dans ma vie je me suis durci au point de ne même plus me réjouir de la joie d’avoir retrouvé mon frère qui était perdu. Ou bien je peux considérer que l’important est dans les biens et non dans les personnes…. Dans un troisième exercice, je peux contempler ce père qui est vraiment une icône de la miséricorde. « Le père attend son fils qui va revenir lassé de débauches et de misères… Pauvre, en haillons, souillé dans ses vêtements comme dans son corps, dans son corps comme dans son âme. Il lui tendra les bras, il le relèvera, il le pressera contre son cœur… Voilà la constance infatigable, inépuisable, [de] son amour » père Lataste Regarder le Père qui attend, il s’use les yeux à scruter l’horizon et à attendre le retour de son fils. Voir les bras ouverts de ce Père qui veut étreindre son fils, qui veut le réengendrer à la vie… On ne peut pas réparer, seul l’amour et le pardon peuvent nous donner non pas seulement la paix, mais aussi une vie nouvelle. Je peux méditer avec ce texte Exercice 4 La pécheresse pardonnée et Simon Luc 7, 36 – 50 Un pharisien avait invité Jésus à manger avec lui. Jésus entra chez lui et prit place à table. Survint une femme de la ville, une pécheresse. Ayant appris que Jésus était attablé dans la maison du pharisien, elle avait apporté un flacon d’albâtre contenant un parfum. Tout en pleurs, elle se tenait derrière lui, près de ses pieds, et elle se mit à mouiller de ses larmes les pieds de Jésus. Elle les essuyait avec ses cheveux, les couvrait de baisers et répandait sur eux le parfum. En voyant cela, le pharisien qui avait invité Jésus se dit en lui-même : « Si cet homme était prophète, il saurait qui est cette femme qui le touche, et ce qu’elle est : une pécheresse. » Jésus, prenant la parole, lui dit : « Simon, j’ai quelque chose à te dire. – Parle, Maître. » Jésus reprit : « Un créancier avait deux débiteurs ; le premier lui devait cinq cents pièces d’argent, l’autre cinquante. Comme ni l’un ni l’autre ne pouvait les lui rembourser, il en fit grâce à tous deux. Lequel des deux l’aimera davantage ? » Simon répondit : « Je suppose que c’est celui à qui on a fait grâce de la plus grande dette. – Tu as raison », lui dit Jésus. Il se tourna vers la femme et dit à Simon : « Tu vois cette femme ? Je suis entré dans ta maison, et tu ne m’as pas versé de l’eau sur les pieds ; elle, elle les a mouillés de ses larmes et essuyés avec ses cheveux. Tu ne m’as pas embrassé ; elle, depuis qu’elle est entrée, n’a pas cessé d’embrasser mes pieds. Tu n’as pas fait d’onction sur ma tête ; elle, elle a répandu du parfum sur mes pieds. Voilà pourquoi je te le dis : ses péchés, ses nombreux péchés, sont pardonnés, puisqu’elle a montré beaucoup d’amour. Mais celui à qui on pardonne peu montre peu d’amour. » Il dit alors à la femme : « Tes péchés sont pardonnés. » Les convives se mirent à dire en eux-mêmes : « Qui est cet homme, qui va jusqu’à pardonner les péchés ? » Jésus dit alors à la femme : « Ta foi t’a sauvée. Va en paix ! » Voir cette femme qui se jette aux pieds de Jésus. « Dieu nous aime et il a fait tout au monde pour être aimé de vous… Quelles que soient vos souillures, quelles que soient vos fautes passées, il suffit de vous repentir, il suffit d’aimer pour recevoir le pardon de tous vos péchés et rentrer dans votre innocence perdue… Allez à lui et il vous recevra et si vous voulez l’aimer, il ne regardera plus vos souillures, il les lavera, il cicatrisera vos paies, il vous guérira, il vous aimera » père Lataste Voir la dureté du Simon le pharisien qui se croit tellement plus juste que cette femme. Aurais-je l’audace d’aller vers Jésus, de me mettre sous son regard en quittant le regard des autres et le regard que je porte sur moi-même ? Il faut être aimé pour découvrir ce qu’est l’amour. Il faut être sauvé pour découvrir ce qu’est la miséricorde et l’amour gratuit. Dans l’amour je ne suis plus le centre de ma vie. C’est une vrai pauvreté de ne plus être au centre, mais quelle joie d’être au cœur de la vie d’un autre. C’est une nouvelle vie, c’est tout simplement la vie du Royaume de Dieu où les petits et les pauvres reçoivent tout car ils attendent tout. Je peux poser des actes d’adoration où je vais me réjouir de la présence du Christ qui accueille ma pauvreté. Je peux méditer avec ce texte 2007 Si vous avez des questions, vous pouvez les écrire à cette adresse mail : retraitejmb@gmail.com que je suis seul à consulter, c’est donc confidentiel ! Je ne pourrai pas répondre à chacun, mais si certaines questions reviennent, il est possible que je fasse une vidéo supplémentaire en guise de réponse à tous. Toute remarque est bienvenue car il faut penser à la suite. Il est donc possible de laisser un commentaire sur ce blog en mentionnant ce qui aide, ce qui est bon mais aussi ce qui est à améliorer ou même à changer. Là aussi tout ne sera pas publié, mais certaines choses peuvent édifier comme par exemple de brefs petits témoignages qui pourraient aider ceux qui viendront lire ce blog. Bonne retraite et bonne montée vers Pâques Jean Michel 6ème semaine de la retraite (cliquez sur ce lien)

4ème semaine – ne pas cacher ses pauvretés

mars 31, 2014

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Vidéo de la 4ème semaine :

Après l’œuvre de la création où Dieu donne la vie et met l’arbre de Vie au milieu du jardin (livre de la Genèse au chapitre 1 et 2), il y a tout de suite le serpent qui cherche à détourner l’homme et la femme du regard de Dieu (Genèse 3).
En fait, « nous nous sommes fait avoir !». Nous nous sommes fait avoir en doutant de l’Amour de Dieu. Après avoir cherché à combler le manque l’homme et la femme se sont cachés par peur.
La première Parole de Dieu après la chute est « où es-tu ? » (Gn 3, 9). Dieu nous cherche, n’ayons pas peur de ce qui est pauvre en nous, allons à visage découvert devant Celui qui nous aime.

Exercice 1 
Zachée Luc 19, 1 – 10
« Entré dans la ville de Jéricho, Jésus la traversait.
Or, il y avait un homme du nom de Zachée ; il était le chef des collecteurs d’impôts, et c’était quelqu’un de riche. Il cherchait à voir qui était Jésus, mais il ne le pouvait pas à cause de la foule, car il était de petite taille. Il courut donc en avant et grimpa sur un sycomore pour voir Jésus qui allait passer par là.
Arrivé à cet endroit, Jésus leva les yeux et lui dit : « Zachée, descends vite : aujourd’hui il faut que j’aille demeurer dans ta maison. »
Vite, il descendit et reçut Jésus avec joie.
Voyant cela, tous récriminaient : « Il est allé loger chez un homme qui est un pécheur. »
Zachée, debout, s’adressa au Seigneur : « Voici, Seigneur : je fais don aux pauvres de la moitié de mes biens, et si j’ai fait du tort à quelqu’un, je vais lui rendre quatre fois plus. »
Alors Jésus dit à son sujet : « Aujourd’hui, le salut est arrivé pour cette maison, car lui aussi est un fils d’Abraham. En effet, le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu. »

« ..mais là où le péché a abondé, la grâce a surabondé » (Romains 5, 20)

Citation du père Lataste : « …, il est donc vrai que les plus grands pécheurs, les plus grandes pécheresses ont en eux ce qui fait les plus grands saints? Qui sait s’ils ne le deviendront pas un jour ? »

Cette semaine, je peux prier un ou plusieurs jours avec ce texte de Zachée à travers ces quelques pistes :

  • Je peux regarder Zachée, voir comment il cherche à rencontrer Jésus. Il va même jusqu’à monter sur un arbre… à croire qu’il faut toujours qu’il soit le plus haut (chef des collecteurs d’impôts). Jésus l’invite à descendre pour le rencontrer et même aller chez lui.
  • Je peux voir la joie de Zachée, il cherchait Jésus et il découvre que c’est Jésus lui-même qui le cherche et qui le connaît.
  • Enfin je peux voir cette nouvelle liberté de Zachée après sa rencontre avec Jésus. Parce qu’il se sait aimé, il partage non seulement sa joie mais aussi ce qu’il a, ce qu’il est : un pauvre qui a la joie d’accueillir le salut.

Exercice 2 
L’homme riche Marc 10, 17 – 22
« Jésus se mettait en route quand un homme accourut et, tombant à ses genoux, lui demanda : « Bon Maître, que dois-je faire pour avoir la vie éternelle en héritage ? »
Jésus lui dit : « Pourquoi dire que je suis bon ? Personne n’est bon, sinon Dieu seul.
Tu connais les commandements : Ne commets pas de meurtre, ne commets pas d’adultère, ne commets pas de vol, ne porte pas de faux témoignage, ne fais de tort à personne, honore ton père et ta mère. »
L’homme répondit : « Maître, tout cela, je l’ai observé depuis ma jeunesse. »
Jésus posa son regard sur lui, et il l’aima. Il lui dit : « Une seule chose te manque : va, vends ce que tu as et donne-le aux pauvres ; alors tu auras un trésor au ciel. Puis viens, suis-moi. »
Mais lui, à ces mots, devint sombre et s’en alla tout triste, car il avait de grands biens. »

Quelques pistes pour prier un ou plusieurs jours avec ce texte :

  • « Jésus posa son regard sur lui, et il l’aima ». Et moi, est-ce que je me laisse aimer ?
  • Jésus aime cet homme et il l’invite à le suivre. La seule condition est d’accueillir ce manque dans sa vie pour se mettre à la suite du Christ. Est-ce que j’accueille le manque dans ma vie comme un lieu où le Christ va me montrer qu’il m’aime gratuitement ?

Exercice 3 
Bartimée – l’aveugle de Jéricho Marc 10, 46 – 52
« Jésus et ses disciples arrivent à Jéricho. Et tandis que Jésus sortait de Jéricho avec ses disciples et une foule nombreuse, le fils de Timée, Bartimée, un aveugle qui mendiait, était assis au bord du chemin.
Quand il entendit que c’était Jésus de Nazareth, il se mit à crier : « Fils de David, Jésus, prends pitié de moi ! »
Beaucoup de gens le rabrouaient pour le faire taire, mais il criait de plus belle : « Fils de David, prends pitié de moi ! »
Jésus s’arrête et dit : « Appelez-le. » On appelle donc l’aveugle, et on lui dit : « Confiance, lève-toi ; il t’appelle. »
L’aveugle jeta son manteau, bondit et courut vers Jésus.
Prenant la parole, Jésus lui dit : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » L’aveugle lui dit : « Rabbouni, que je retrouve la vue ! » Et Jésus lui dit : « Va, ta foi t’a sauvé. » Aussitôt l’homme retrouva la vue, et il suivait Jésus sur le chemin ».

Quelques pistes pour prier un ou plusieurs jours avec ce texte :
Ne suis-je pas comme cet aveugle ? Il se peut que :
– je ne vois pas que je me ferme à l’Amour gratuit de Dieu.
– je ne vois pas que je suis au bord du chemin de la Vie.
– je ne vois ni ma pauvreté, ni le regard du Christ posé sur moi.

  • Quelle est ma soif de rencontrer le Christ, de voir son amour, car je suis aveugle et au bord du chemin ?
  • Suis-je prêt à crier, à jeter mon manteau (ma sécurité, mes idées sur Dieu…) pour aller vers Lui ?
  • Suis-prêt à répondre à sa question ? « Que veux-tu que je fasse pour toi ? »
  • Suis-je prêt à recouvrer la vue pour voir à quel point je suis aimé, pardonné, relevé ?

Bonne retraite

Jean Michel B

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3ème semaine – Pourquoi est-ce si difficile d’entrer dans le regard de Dieu ?

mars 22, 2014

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Vidéo de la 3ème semaine :

L’idéal est de prier chaque jour en prenant les exercices dans l’ordre, mais comme il y a moins d’exercices que de jour dans la semaine, il est bon de répéter un exercice qui donne la paix ou bien qui résiste. Je peux, par exemple, avoir de la difficulté à remercier le Seigneur pour ce que je suis,…

Si je ne prie pas tous les jours, je peux prier cette semaine avec le 1er exercice, le 2ème et le 5ème, mais il préférable de prendre les moyens pour prier quotidiennement et faire tous les exercices.

Certains prendront un bon temps de prière de 20 ou 30 minutes, mais ceux qui n’ont pas un rythme de prière régulier pourront au moins lire l’exercice et garder la parole de Dieu proposée toute la journée en la répétant, dans un trajet, une pause, tout en demandant la grâce « d’accueillir la merveille que je suis ».

Il ne s’agit pas d’en faire beaucoup mais de goûter intérieurement les choses. « Goûter et voyez comme est bon le Seigneur » (Ps 34, 8). Savoir que l’Amour existe c’est intéressant, mais savoir que je suis aimé est source de joie. Cela me permet d’accueillir ce que je suis réellement dans le regard de celui qui m’aime mais aussi de voir les obstacles qui m’empêchent de me laisser aimer…

Remarque !

La conversion (se retourner vers le Christ, choisir la vie…) c’est d’abord l’œuvre de Dieu à laquelle je suis appelé à coopérer. Le Christ doit Lui-même me guider et me montrer le lieu où Il veut me rendre libre pour accueillir Son Amour.

Il n’est pas question de faire de la spéléo pour aller voir ce qui ne va pas dans ma vie. Il est préférable de laisser la lumière pénétrer doucement pour éclairer certaines zones de ténèbres. C’est la lumière qui fait son œuvre, pas mes propres forces. Cette démarche est celle de toute une vie, il ne faut donc pas forcer les choses. « On ne tire pas sur la salade pour la faire pousser ».

Laissons nous conduire par le Saint Esprit.

Prenons nous avec douceur !

Ai-je vraiment rendu grâce pour la merveille que je suis ?

Si je rends vraiment grâce de manière continuelle, je suis comme une « offrande vivante et sainte » (Romain 12, 1), ou bien « une louange de gloire » (Élisabeth de la Trinité), je suis dans la grâce de mon baptême, j’ai le cœur comme celui d’un petit enfant et je vis déjà du Royaume de Dieu. Le plus difficile est de demeurer dans cette grâce c’est à dire dans le regard de Dieu.

Si je n’arrive pas à louer le Seigneur pour « la merveille que je suis » ou bien si je n’y arrive qu’à certains moments ou de manière assez intellectuelle, alors je peux « me mettre à l’écoute » de ce que le Seigneur révèle dans ma vie comme obstacles à cette louange.

Exercice 1

Deutéronome 30, 15.19
v.15 – « Vois ! Je mets aujourd’hui devant toi ou bien la vie et le bonheur, ou bien la mort et le malheur…

v.19 « Je prends aujourd’hui à témoin contre vous le ciel et la terre : je mets devant toi la vie ou la mort, la bénédiction ou la malédiction. Choisis donc la vie, pour que vous viviez, toi et ta descendance. »

Nous sommes appelés à choisir la vie.

Des paroles ou des événements dans ma vie m’empêchent de me voir comme une merveille dans le regard de Dieu. Nous ne sommes pas parfaits. Nous savons bien que la merveille ne fait pas que des merveilles, mais nous sommes aimés sans condition par celui qui nous a donné la Vie. « Une femme peut-elle oublier son nourrisson, ne plus avoir de tendresse pour le fils de ses entrailles ? Même si elle l’oubliait, moi, je ne t’oublierai pas. » (Isaïe 49, 15)

Avant de regarder les obstacles de notre vie qui nous détournent du regard de Dieu posé sur nous, faisons d’abord le choix de la vie ! Quand nous sommes nés, nous avons reçu la Vie sans avoir été consultés, aujourd’hui nous pouvons librement choisir la vie avec Celui qui est source de la Vie et de notre vie.

  • Je peux méditer ces versets du Deutéronome et demander à l’Esprit Saint de m’aider à faire le choix de la vie.

Exercice 2

(Marc 1, 11) « Il y eut une voix venant des cieux : « Tu es mon Fils bien-aimé ; en toi, je trouve ma joie. »

Quelles sont les paroles entendues à mon encontre qui m’empêchent aujourd’hui de me voir dans le regard de Dieu ? Ces paroles sont un obstacle pour m’accueillir comme une merveille, alors que je viens de Dieu et que, comme vu la semaine dernière, l’œuvre de Dieu ne peut pas être mauvaise ! Nous sommes tous d’accord, la merveille de Dieu ne fait pas que des merveilles mais je reste une merveille aux yeux de Celui qui me donne la Vie et qui m’aime.

En relisant mon histoire, je peux dénoncer ces paroles qui m’ont donné une fausse image de moi-même et je peux aussi reconnaitre et accueillir les paroles bonnes, les paroles positives entendues que je n’ai pas prises en compte.

  • Une fois ces paroles identifiées, il est important que je renonce à celles qui me détruisent et que je demande au Christ de me rendre libre pour entendre La Parole du Père qui me dit que « je suis son enfant bien aimé ». Quel est le plus important ? Qu’est ce qui a plus de poids ? Que faut-il croire ? Ce que les autres pensent de moi ou encore ce que je pense de moi-même ou bien ce que Dieu me dit ?

En renonçant à ces paroles qui me détruisent, je choisis la vie.

Exercice 3

(Isaie 43, 4) « Parce que tu as du prix à mes yeux, que tu as de la valeur et que je t’aime »

(Isaie 49, 15) « Une femme peut-elle oublier son nourrisson, ne plus avoir de tendresse pour le fils de ses entrailles ? Même si elle l’oubliait, moi, je ne t’oublierai pas. »

Y a-t-il des événements qui m’ont humilié, des moments où je me suis senti rejeté et nul aux yeux des autres ? M’a-t-on manqué de respect ? Ai-je eu le sentiment d’être utilisé comme un objet que l’on jette après usage ? M’a-t-on tout simplement ignoré provoquant le sentiment de ne compter pour personne ?

Je ne peux pas en rester à ces événements qui empêchent aujourd’hui de m’accueillir comme l’enfant bien-aimé de Dieu.

En opposition, je peux faire mémoire d’événements qui m’ont construit et donné la vie. Des moments où j’ai eu du prix aux yeux des autres, où j’ai senti mon cœur se dilater car j’ai été aimé gratuitement pour moi-même et non pas en raison de ce que je faisais ou de ce que je donnais.

  • Demandons au Christ de nous libérer de l’emprise de ces événements qui nous empêchent aujourd’hui de vivre.
  • Avec Lui choisissons la Vie sous le regard aimant de Dieu qui encore mieux qu’une mère me regarde avec espérance et tendresse.

Exercice 4

(2 Corinthiens 12, 9) « Ma grâce te suffit, car ma puissance donne toute sa mesure dans la faiblesse. » « C’est donc très volontiers que je mettrai plutôt ma fierté dans mes faiblesses, afin que la puissance du Christ fasse en moi sa demeure. »

Il peut arriver que nous n’ayons même pas besoin des autres pour nous dévaluer.

Nous vivons des échecs dans nos vies et nous réagissons parfois en nous disant que nous sommes vraiment nuls, que nous ne sommes pas à la hauteur. Nous nous faisons une image de nous-même qui nous empêche de nous laisser aimer.
Nous pouvons aussi être dans la comparaison et la jalousie en nous disant que les autres sont tellement mieux. Nous rêvons d’être quelqu’un autre…

Comment sur ce chemin accueillir « la merveille que je suis » ?

Que faut-il croire ? Ce que pensent les autres de moi-même, ce que je pense de moi-même ou bien ce que Dieu pense de moi, ce que me dit la Parole de Dieu ?

Dieu n’a pas peur de notre faiblesse, c’est souvent là qu’il déploie son Amour et sa tendresse, c’est surtout là que nous découvrons que nous sommes aimés gratuitement et non pas à cause des bonnes choses que nous faisons.

  • Je pourrai voir tous ces lieux de faiblesses dans ma vie et les présenter au Christ pour qu’Il déploie la force de son Amour dans ces lieux, afin que je me sente aimé gratuitement.

Exercice 5 « Jésus l’interpella vivement : « Tais-toi ! Sors de cet homme. »

Prions avec le premier signe et miracle que Jésus fait juste après l’appel des premiers disciples en Marc 1, 21-28

« Ils entrèrent à Capharnaüm. Aussitôt, le jour du sabbat, Jésus se rendit à la synagogue, et là, il enseignait.

On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes.

Or, il y avait dans leur synagogue un homme tourmenté par un esprit impur, qui se mit à crier : « Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais qui tu es : tu es le Saint de Dieu. »

Jésus l’interpella vivement : «Tais-toi ! Sors de cet homme.»

L’esprit impur le fit entrer en convulsions, puis, poussant un grand cri, sortit de lui.

Ils furent tous frappés de stupeur et se demandaient entre eux : « Qu’est-ce que cela veut dire ? Voilà un enseignement nouveau, donné avec autorité ! Il commande même aux esprits impurs, et ils lui obéissent. »

Sa renommée se répandit aussitôt partout, dans toute la région de la Galilée.»

Dieu veut pour nous la Vie. Dans la création, il met l’Arbre de Vie au milieu du Jardin (Gn. 2, 9)

Désirer la vie est à notre portée, mais l’accueillir pleinement nous paraît une tâche surhumaine, c’est pourquoi le Christ est venu nous libérer de ce qui, dans notre vie, ne vient pas de Dieu. Le Christ ne vient pas seulement pardonner le péché, mais aussi nous libérer de ces paroles, de ces événements qui sont des chemins de mort en nous.

  • Je peux renoncer à ces paroles, à ces lieux de non vie en moi et m’appuyer sur la Parole d’autorité du Christ.
  • Je peux laisser le Christ Lui-même dire avec autorité « silence, tais-toi » à ces paroles qui en moi me disent que je suis nul, incapable, non aimable…

Si vous avez des questions, vous pouvez les écrire à cette adresse mail : retraitejmb@gmail.com que

je suis seul à consulter, c’est donc confidentiel ! Je ne pourrai pas répondre à chacun, mais si certaines questions reviennent, il est possible que je fasse une vidéo supplémentaire en guise de réponse à tous.

J’ai également un blog sur lequel vous pouvez déposer des remarques au sujet de cette retraite : https://prierlaparole.wordpress.com/

Toute remarque est bienvenue car il faut penser à la suite. Il est donc possible d’y laisser un commentaire mentionnant ce qui aide, ce qui est bon mais aussi ce qui est à améliorer ou même à changer. Là aussi tout ne sera pas publié, mais certaines choses peuvent édifier comme par exemple de brefs petits témoignages qui pourraient aider ceux qui viendront lire ce blog.

Et pourquoi ne pas se retrouver par petit groupe de partage,… éventuellement dans le cadre d’une activité paroissiale de carême ?

  • Comment je peux choisir la vie…

Bonne retraite

Jean Michel B

4ème semaine de la retraite (cliquez sur ce lien)

2ème semaine – l’amour de Dieu

mars 16, 2014

Entrer dans le regard de Dieu

Attention si vous découvrez cette retraite commencez par le début en cliquant sur ce lien : Introduction

Vidéo de la 2ème semaine :

L’idéal est de prier chaque jour en prenant les exercices dans l’ordre, mais comme il y a moins d’exercices que de jour dans la semaine, il est bon de répéter un exercice qui me donne la paix ou bien qui résiste, je peux par exemple avoir de la difficulté à remercier le Seigneur pour ce que je suis…

Si je ne prie que quelques fois dans la semaine je peux cette semaine prier avec le 1er exercice, le 2ème et le 5ème, mais il vaut mieux prendre les moyens pour prier chaque jour et faire tous les exercices.

Certains prendront un bon temps de prière de 20 ou 30 mn, mais ceux qui n’ont pas un rythme de prière régulier pourront au moins lire l’exercice et garder la parole de Dieu proposée toute la journée en la répétant, dans un trajet, une pause, tout en demandant la grâce d’accueillir la merveille que je suis.

Il est possible de rester sur l’exercice ci-dessous. Durer avec l’exercice qui me donne de la joie, de la paix et qui me fait grandir dans la louange ( Louange = qui m’aide à remercier Dieu).

Il ne s’agit pas d’en faire beaucoup mais de « goûter intérieurement les choses ».
« Goûtez et voyez comme est bon le Seigneur » (Ps 34, 9).
Savoir que l’Amour existe est intéressant ! Mais, plus encore… savoir que je suis aimé est source de Joie ! Cela me permet d’accueillir ce que je suis dans le regard de Celui qui m’aime.

Exercice 1
« Le Seigneur Dieu forma l’homme de la poussière de la terre, il souffla dans ses narines un souffle de vie et l’homme devint un être vivant » (Gn 2, 7)
« Tu m’as tissé dès le sein de ma mère » (Ps 139, 13)

Mes parents m’ont transmis la vie, mais le Seigneur Lui-même a fait Son œuvre pour me donner La Vie.
Je peux rendre grâce pour cette vie qui est en moi, pour tout ce que le Seigneur a façonné en moi. Je viens de Lui, je suis Son œuvre, l’œuvre de Son amour. Je suis le résultat d’une œuvre d’Amour… quelle que soit la manière dont j’ai été conçu.

  • Je peux méditer les textes de la Parole de Dieu ci-dessus.

Exercice 2 
« merveille que tes œuvres » (Ps 139, 14)
« Le Seigneur fit pour moi des merveilles » (Luc 1, 49)

Je reconnais l’œuvre de Dieu, Son œuvre n’est-elle pas merveilleuse ? Dieu fait des merveilles, car si Dieu est Dieu Il ne peut faire que des merveilles. Je ne peux pas croire en un Dieu qui ne ferait pas que des choses bonnes et belles. Lui la source de la Vie ne peut que donner la Vie en abondance.
Je peux m’efforcer de m’attacher à ce qui est bon et beau, pas dans ce que je fais, mais dans ce que Dieu fait.
Si j’ai attribué à Dieu des choses mauvaises, mon regard se trouve comme abîmé. Dieu ne peut pas à la fois être mauvais et bon. Il est soit l’un, soit l’autre. Si je reconnais qu’Il est bon et ne fait que des bonnes et belles choses… Alors il s’agit de prendre résolument position pour me dire que tout ce qui me semble mauvais ne peut pas venir de Lui ! Et c’est un vrai exercice.
Je peux rendre grâce, parce que Dieu fait des merveilles. Son œuvre n’est pas uniquement dans la beauté de la création, mais elle se trouve surtout dans l’être humain, sommet de sa création.
Cet acte de louange me décentre de moi-même et m’amène progressivement à entrer dans le regard de Dieu. Voir comme Dieu voit les choses, les personnes.

  • Je peux méditer les textes de la Parole de Dieu ci-dessus.

Exercice 3 
«A voir ton ciel, ouvrage de tes doigts, la lune et les étoiles que tu fixas, qu’est-ce que l’homme pour que tu penses à lui, le fils d’un homme, que tu en prennes souci ?» (Ps 8, 4-5)
« merveille que je suis » (Ps 139, 14)
« comme un enfant dans les bras de sa mère, mon âme repose en toi Seigneur » (Ps 131, 2)

Entrons maintenant dans le regard de ce Dieu qui fait des merveilles !
Ce n’est pas devant un miroir que je vois que je suis une merveille, c’est devant une personne qui m’aime.
Beaucoup de parents s’émerveillent devant leur enfant et ils ont raison.
Ce nourrisson qui n’y est absolument pour rien est pourtant regardé avec un amour émerveillé.
Dieu n’est pas moins bon que ces parents-là !
Si je prenais la place de cet enfant et attribuais à Dieu tous les sentiments qui sont dans le cœur de cette maman, de ce papa… Dieu ne pourrait certainement pas aimer moins qu’eux ! Les parents le savent bien.
Peut-être que si j’ai vécu une expérience douloureuse avec mes parents, cet exemple n’est pas parlant… Mais si j’ai été amoureux (et même si cette histoire s’est peut-être mal finie), je peux toujours me remémorer ce magnifique moment où je me suis émerveillé d’avoir été aimé, d’avoir été l’élu, d’avoir été choisi : « pourquoi moi ? »… même pour un temps ! Parce que ce temps a existé.
Dieu ne peut pas être moins bon que nous !
Rendons grâce pour ces lieux dans notre vie qui nous permettent de dire devant le Seigneur « merveille que je suis, merveille que tes œuvres».
Je peux m’émerveiller le plus souvent possible pour cet amour gratuit, cela ne prend que quelques secondes mais ça change ma vie.

  • Je peux méditer les textes de la Parole de Dieu ci-dessus.


Exercice 4 
« Qui regarde vers Lui resplendira sans ombre ni trouble au visage » (Ps 34, 6)
Sous quel regard est-ce que je vis ?
Sous le regard des autres ? de moi-même ? ou bien de Dieu ?
Je peux me mettre sous le regard d’Amour de Dieu comme ce petit enfant aimé de ses parents. Toute la joie des parents c’est de voir que cet enfant accueille leur regard d’amour et de tendresse.
Je peux aussi donner de la joie à Dieu tout simplement en me réjouissant et en m’émerveillant de son regard posé sur moi. 

  • Je peux méditer les textes de la Parole de Dieu ci-dessus.


Si vous avez des questions, vous pouvez les écrire à cette adresse mail : retraitejmb@gmail.com.
Je suis le seul à la consulter, c’est donc confidentiel ! Je ne pourrai pas répondre à tous, mais si certaines questions reviennent, il n’est pas improbable que je fasse une vidéo supplémentaire en guise de réponse à tous.

Vous pouvez également déposer vos remarques au sujet de cette retraite sur mon blog : https://prierlaparole.wordpress.com/
Toute remarque est bienvenue car il faut penser à la suite. Il est donc possible d’y laisser un commentaire mentionnant ce qui aide, ce qui est bon mais aussi ce qui est à améliorer ou même à changer. Là aussi tout ne sera pas publié, mais certaines choses peuvent édifier et pourquoi pas de brefs petits témoignages qui pourraient aider ceux qui viendront lire ce blog.

Et pourquoi ne pas se retrouver par petit groupe de partage,… éventuellement dans le cadre d’une activité paroissiale de carême ?

  • Comment cette image de Dieu me rejoint-elle dans ma vie d’aujourd’hui ?
  • Que provoque-t-elle en moi ?
  • Qu’est-ce que le Seigneur me fait vivre dans cette retraite ?
  • Ou encore, qu’est-ce que cette retraite déplace en moi ?

 Bonne retraite

3ème semaine de la retraite (cliquez sur ce lien)

1ère semaine – l’amour de Dieu

mars 7, 2014

Accueillir ses cadeaux

Attention si vous découvrez cette retraite commencez par le début en cliquant sur ce lien : Introduction

vidéo de la première semaine :

Voici quelques exercices spirituels. L’important, dit St Ignace de Loyola, ce n’est pas d’en savoir beaucoup, mais de goûter les choses intérieurement.

Je pourrai donc prier un ou plusieurs jours avec les points suivants, selon mon rythme.

Je peux rester par exemple plusieurs jours sur le même exercice si le Seigneur me donne de goûter sa présence ou bien d’accueillir sa joie, sa paix… je peux rester aussi sur un point qui résiste comme si le Seigneur voulait me faire avancer sur ce point…

Dans la semaine :

1) Rendre grâce pour la création :

« Les cieux racontent la gloire de Dieu et le firmament annonce l’œuvre de ses mains » Ps 19 (18), 2

Je peux regarder la création dans ce qui est grand à travers la beauté des paysages ou bien dans ce qui est tout petit, les fleurs…Je peux regarder par la fenêtre si je suis dans un bel endroit ou bien faire mémoire avec des photos de vacances de la grandeur de la création et remercier son auteur…

Je peux entrer dans la louange…

La beauté élève l’âme et réjouit le cœur.

2) Rendre grâce pour ceux que j’aime :

« A voir ton ciel, ouvrage de tes doigts, la lune et les étoiles que tu fixas, qu’est-ce que l’homme pour que tu penses à lui, le fils d’un homme, que tu en prennes souci ? »Ps 8, 4-5

La création n’est qu’un écrin pour l’humanité. Le grand trésor c’est l’être humain.

Je peux remercier pour tous ceux qui me sont chers, tous ceux que j’ai aimé et que j’aime, tous ceux qui m’ont aidé à grandir, qui m’ont permis d’être ce que je suis.

Mes parents, mon conjoint, mes enfants, des amis…. Il suffit d’imaginer qu’ils ne soient plus là pour voir combien ils me manquent et découvrir quel trésor ils sont pour moi.

3) Rendre grâce pour ce que je reçois chaque jour :

« Regardez les oiseaux du ciel: ils ne sèment ni ne moissonnent, et ils n’amassent rien dans des greniers; et votre Père céleste les nourrit. Ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux? Qui de vous, par ses inquiétudes, peut ajouter une coudée à la durée de sa vie ? » Mt 6, 26-27 

Aujourd’hui j’ai mangé ou bien je vais le faire, ma maison est chauffée … tous ces cadeaux dans les lieux quotidiens de la vie, je peux les considèrer comme normaux et même parfois comme un dû, parce que je me suis habitué.

Je peux aujourd’hui rendre grâce et les accueillir comme un cadeau. La vie est plus belle quand on la regarde remplie de cadeau…

4) Rendre grâce pour mon corps :

« tu m’as tissé dans le sein de ma mère… » Ps 139 (138), 13

Dieu m’a tissé, je peux rendre grâce pour mon corps. Tout ne fonctionne peut-être pas parfaitement, mais je peux rendre grâce pour tout ce qui est un cadeau dans mon corps.

Je peux regarder mes mains et voir quelles merveilles elles sont. Je peux rendre grâce pour ce que je vois (même si j’ai des lunettes!). Il est si pénible de se lever le matin, et pourtant, quel cadeau de marcher… Faut-il être malade pour reconnaître la santé et mon corps comme un cadeau ?

A la semaine prochaine…

Bonne retraite

Jean Michel

PS : vous pouvez aussi m’envoyer un émail :

retraitejmb@gmail.com

tout en sachant que je ne pourrais pas répondre à tous, mais cela me permettra de préparer une réponse en ligne pour les questions qui reviennent régulièrement. Merci pour vos remarques qui permettrons d’améliorer cette proposition.

2ème semaine de la retraite (cliquez sur ce lien)

Une retraite en ligne – Introduction

mars 6, 2014

Vidéo suivante cliquez sur ce lien :

Première semaine :

l’amour de Dieu, accueillir ses cadeaux

Jean Michel B

PS : vous pouvez aussi m’envoyer un émail :

retraitejmb@gmail.com

tout en sachant que je ne pourrais pas répondre à tous, mais cela me permettra de préparer une réponse en ligne pour les questions qui reviennent régulièrement. Merci pour vos remarques qui permettrons d’améliorer cette proposition.

1ère semaine de la retraite (cliquez sur ce lien)

A l’épreuve du temps !

novembre 25, 2013

26 novembre 2013 Mardi, 34ème semaine du Temps Ordinaire

Evangile : Discours sur la venue du Fils de l’homme : les signes précurseurs (Lc 21, 5-11)

Certains disciples de Jésus parlaient du Temple, admirant la beauté des pierres et les dons des fidèles. Jésus leur dit : « Ce que vous contemplez, des jours viendront où il n’en restera pas pierre sur pierre : tout sera détruit. »
Ils lui demandèrent : « Maître, quand cela arrivera-t-il, et quel sera le signe que cela va se réaliser ? »
Jésus répondit : « Prenez garde de ne pas vous laisser égarer, car beaucoup viendront sous mon nom en disant : ‘C’est moi’, ou encore : ‘Le moment est tout proche.’ Ne marchez pas derrière eux ! Quand vous entendrez parler de guerres et de soulèvements, ne vous effrayez pas : il faut que cela arrive d’abord, mais ce ne sera pas tout de suite la fin. »

Alors Jésus ajouta : « On se dressera nation contre nation, royaume contre royaume.
Il y aura de grands tremblements de terre, et çà et là des épidémies de peste et des famines ; des faits terrifiants surviendront, et de grands signes dans le ciel. »

Commentaire :

Savons nous regarder au delà des apparences ?

Que va-t-il rester de ce que je vois aujourd’hui, de ce que je fais aujourd’hui ?

Qu’est ce qui a du poids dans ma vie ?

N’est ce pas une construction en vue du Royaume de Dieu où « Amour et vérité se rencontrent, justice et paix s’embrassent » Ps 85 (84), 11

Quelles conséquences ces réflexions vont-elles avoir pour que je fasse de bons choix ?

Jean Michel B

Où est notre sécurité ?

octobre 17, 2011

29ème semaine du temps ordinaire

lundi 17 octobre 2011

Évangile :

Du milieu de la foule, un homme demanda à Jésus : « Maître, dis à mon frère de partager avec moi notre héritage. »
Jésus lui répondit : « Qui m’a établi pour être votre juge ou pour faire vos partages ? »
Puis, s’adressant à la foule : « Gardez-vous bien de toute âpreté au gain ; car la vie d’un homme, fût-il dans l’abondance, ne dépend pas de ses richesses. »
Et il leur dit cette parabole : « Il y avait un homme riche, dont les terres avaient beaucoup rapporté.
Il se demandait : ‘Que vais-je faire ? Je ne sais pas où mettre ma récolte.’
Puis il se dit : ‘Voici ce que je vais faire : je vais démolir mes greniers, j’en construirai de plus grands et j’y entasserai tout mon blé et tout ce que je possède.
Alors je me dirai à moi-même : Te voilà avec des réserves en abondance pour de nombreuses années. Repose-toi, mange, bois, jouis de l’existence.’
Mais Dieu lui dit : ‘Tu es fou : cette nuit même, on te redemande ta vie. Et ce que tu auras mis de côté, qui l’aura ?’
Voilà ce qui arrive à celui qui amasse pour lui-même, au lieu d’être riche en vue de Dieu. » (Luc 12, 13 – 21).

Commentaire :

Nous avons souvent notre sécurité à travers ce que nous pouvons compter, ce que nous avons en bien, en reconnaissance, en mérite devant le Seigneur….

Le Seigneur nous invite à trouver notre sécurité en celui qui donne en non pas dans le don. C’est l’apprentissage que fait le peuple au désert, car il ne pouvait pas mettre en réserve la manne qu’il recevait chaque jour.

La sécurité n’était pas dans le don mais en celui qui donne.

C’est bien pour cela que Jésus nous apprend dans le notre Père : « … Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour… ». Quelle liberté d’être assez pauvre pour attendre tout de celui qui nous aime.

Demandons cette liberté et cette grâce de compter sur le Seigneur qui nous aime et non sur ce que nous avons, sur ce que nous savons, sur ce que nous méritons… !

Jean Michel BERNIER

Là où est ton trésor là aussi sera ton coeur !

juin 21, 2011

quelques nouvelles et un petit commentaire de ce verset :


Merci et à bientôt,

Jean Michel BERNIER